Estime de soi, comment ça marche?

November 30, 2017

L'estime de soi est l'évaluation qu'une personne fait de ses propres caractéristiques. Elle a un impact important sur la perception que les individus ont de leur propre vie. Ainsi, une évaluation de soi positive est associées à de bonnes habiletés sociales, une meilleure santé mentale et physique, une bonne capacité à s'adapter à des expériences négatives (ex : perte d'un emploi, accident de voiture, etc.), une plus grande persistance dans l'effort et au stress, etc. Il existe de nombreux tests psychométriques destinés à mesurer l'estime de soi, le plus connu est sans doute l'échelle de Rosenberg (1990) >>

 

 

La vidéo ci-dessous explique très justement les différentes facettes de l'estime de soi à savoir, l'amour de soi, l'image de soi et la confiance en soi. Elle donne également quelques pistes pour augmenter l'évaluation que l'on se fait de soi-même. 

 

 

 

De manière générale, l'être humain adoptent des stratégies permettant de construire et maintenir une forte estime de soi. Ainsi, l'être humain n'a pas tendance à se confronter à des situations qui confirmeraient leurs faiblesses. Par exemple, un piètre chanteur ne court pas les karaokés. En plus de ces stratégies d'évitement, on trouve une tendance à l'augmentation de soi. Cette attitude peut être résumée par trois biais de perception. Ces biais de perception ont pour fonction de déformer une partie de la réalité afin de maintenir une image positive de soi. On trouve alors : 

  1. La surestimation de ses aptitudes générales : se voir plus positivement qu'autrui. De nombreuses études de psychologies sociales montrent une tendance à générale à s'évaluer plus positivement que ses pairs, se considérer comme plus généreux, plus heureux, surestimer ses capacités sociales et mentales. Par exemple, seuls 2% des américains se considèrent comme en dessous de la moyenne sur le plan de la fiabilité, de l'intelligence et de la volonté de travailler. 

  2. L'illusion de contrôle : croyance que l'on peut maîtriser le cours des événements, même lorsqu'ils sont le fruit du hasard. Par exemple, il a été observé que les joueurs compulsifs ont l'impression que leur attitude ou leurs rituels (ex : embrasser les dés) avaient une influence sur leur chance de gagner.

  3. Un excès d'optimisme : surestimer la probabilité que des événement heureux arrivent. Cette tendance est souvent accompagnée d'une sous-estimation des risques d'échecs. Par exemple, seuls 20% des couples mariés estiment que leur mariage se terminera par un divorce. Or, la probabilité est de 50%. 

 

Bibliographie :

Bédard, L., Lamarche, L., & Déziel, J. (2006). Introduction à la psychologie sociale: vivre, penser et agir avec les autres. Éditions du Renouveau pédagogique Incorporated (ERPI).

Bernichon, T., Cook, K. E., & Brown, J. D. (2003). Seeking self-evaulative feedback: The interactive role of global self-esteem and specific self-views. Journal of personality and social psychology, 84(1), 194.

Epley, N., & Dunning, D. (2000). Feeling" holier than thou": are self-serving assessments produced by errors in self-or social prediction?. Journal of personality and social psychology, 79(6), 861.

Keysar, B., & Henly, A. S. (2002). Speakers' overestimation of their effectiveness. Psychological Science, 13(3), 207-212.

Paulhus, D. L., Harms, P. D., Bruce, M. N., & Lysy, D. C. (2003). The over-claiming technique: measuring self-enhancement independent of ability. Journal of personality and social psychology, 84(4), 890.

Taylor, S. E., & Brown, J. D. (1988). Illusion and well-being: a social psychological perspective on mental health. Psychological bulletin, 103(2), 193.

Vallieres, E. F., & Vallerand, R. J. (1990). Traduction et validation canadienne‐française de l'échelle de l'estime de soi de Rosenberg. International journal of psychology, 25(2), 305-316.

 

 

 

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